L'avant-match Caen-Rennes, par Laezh Dour
Humeurs / 20/02/2016

L'avant-match Caen-Rennes, par Laezh Dour

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Le match contre Caen est l'occasion de nous donner la foi envers Rolland.

Salut les moches,

Au cas où vous n’auriez pas beaucoup euh d’pognon et que vous aimeriez vous en foutre plein les fouilles comme tout Français qui se respecte, jouez le triplé de Ronny Rodelin pour ce week-end. Si il y a bien une équipe en France et en Navarre qui est capable de se prendre un tel tarif dans la mouille par un pignouf, c’est bien le Stade Rennais Football Club. Remember Divock Origi.

J’espère en tout cas que vous êtes physiquement prêts pour un nouvel acte de Rolland Courbis football. Personne ne sait ce qui va arriver. Une tannée contre l’équipe la plus pétée en difficulté du moment, des victoires inespérées à coup de csc contre de vils promus, les scénarios sont pour le moins imprévisibles. Et si l’omniprésence de l’incertitude n’est pas l’intérêt inhérent du football alors je ne sais pas ce que c’est. Avant, l’équation était plutôt simple, c’était l’ubiquité cosmique d’absence de jeu la plus totale jusqu’à là 70ème minute, Grosicki rentrait et puis derrière on gagnait. Moins rigolo.

 

QU’EST-CE QUE C’QUI NOUS FAUT POUR QUE QU’ON JOUE BIEN AU FOOTBALL QUOI

L'Rolland il se retrouve à devoir gérer quelques dossiers qui ont déjà posé des petits problèmes à nos bien-aimés ouailles.

Premièrement, le manque d’automatismes et de cohérence offensive parfois observée, malgré l’indéniable talent de notre ligne d’artilleurs. Les causes de ce mal sont bien nombreuses, entre les blessures qui n’ont épargné personne, les compos fantasques de l’ami Monty qui n’ont pas aidé à mettre en place un XI de départ type (26 XI différents en 26 matches bonsoir), et Sio à droite la jeunesse extrême des Dembélé et autres Boga. Si les compositions tendent à s’uniformiser sur le front de l’attaque, les résultats peinent à se faire sentir. L’Rolland il a dit qu’il avait besoin de 5 matches pour s’adapter. L’échéance arrive copain.

Seulement si l’attaque a parfois du mal à s’exprimer dernièrement, c’est aussi que le milieu de terrain pédale un peu dans la semoule. Quintero va et vient, Gourcuff revient, Doucouré s’en va. Gelson et Sylla se battent mais se marchent dessus quand ils sont alignés ensemble. Un seul messie s’élève au-dessus de la masse telle une offrande divine délicatement déposée sur la pelouse du Roazhon Park, comme une métaphore parfaite de son jeu long. Pas besoin d’énoncer les quelques lettre qui énoncent son nom comme une prière poétique aux oreilles des profanes que nous sommes. Je t’aime Benjamin, le plus beau tu es.

Si l’osmose que l’on désire tous voir sur le rectangle vert se produit enfin, je ne donne pas chers de nos petits copains du Calvados. Et parlons-en, justement de ces panoufles invétérés.

 

LES MÉCHANTS PAS BEAUX

Du rougeâtre et un bleu passé, comme une piètre imitation du FC Barcelone de San Lorenzo, des tripes avec lesquelles je ne m’empoisonnerai que si la galette-saucisse m’abandonne, un nom de ville pérave du Loiret. Bienvenue au Stade Malherbe de Caen.

Alors oui, certains évoqueront, une ville étudiante, un carnaval je-ne-sais quoi et une histoire millénaire mais n’écoutez pas ces chantres de la propagande Basse-Normande. La Normandie est rouge et blanche et sa seule capitale est Rouen. Au moins c’est pas Le Havre. On se console comme on peut.

Côté jeu, ils sont pas dans une dynamique extraordinaire nos copains caennais. Alors en début de saison, tout qu’il était bien, tout qu’il était gentil, ça partageait le podium avec Paris et Angers, ça chantait l’hymne de la Champion’s League sous la douche mais ça y’est que ça commence un peu à tirer la tronche. Mais méfions-nous Delort qui dort (inédite celle-ci c’est ce qui la sauve).

Outre la fâcheuse tendance de Rennes à relancer des adversaires en difficulté ces dernières saisons (cf. Toulouse 2015, Valenciennes 2014… Caen 2015), c’est quand même un déplacement qui renarde un peu quand même. Entre l’absence des supporters rennais pour ambiancer D’Ornano, une dynamique ni négative, et le fait que notre dernier but dans le but en championnat date de la victoire à Troyes, on va pas trop jouer les marlous.

Après, étant une équipe de dynamique et reposant sur un collectif solide, une seule individualité ne peut ressortir comme la seule vraie menace posée par cette équipe caennaise. Vous le connaissez. Le divin grisonnant. Le nettoyeur de lucarnes. Le dislocateur de hanche. Sa prose footballistique est un tango agile et déroutant, un déhanché hypnotisant et enivrant. Maintenant, à la guerre comme à la guerre. Julien Féret est à toi Fallou.

 

POURQUOI IL FAUT LES DÉMEMBRER

Déjà parce que c’est des normands, et qu’il faut pas déconner. Deuxièmement parce que la Champion’s League on y croit (encore). Troisièmement parce que sinon WAM va grave ouvrir sa boîte à camembert. Quatrièmement pour qu’on commence à croire en Rolland. Cinquièmement parce qu’avec le match à Toulouse et le derby contre le plus grand club de l’histoire de la Vendée Septentrionale qui arrivent, il faut prendre des points. Sixièmement parce que la précédente confrontation nous a laissé beaucoup trop de regrets. ALLEZ RENNES PUTAIN.

 

LE XI DE LAEZH

Costil

Danzé-Diagne-Mendes-Baal

Fernandes-André-Gourcuff

Grosicki-Boga-Dembélé

 

La bise,

Laezh Dour